L’hybride modulaire par PSA

En déployant l’hybride diesel en 2012, sur des modèles de série, le groupe français concrétise sa promesse d’une solution technologique visant à réduire encore plus les émissions de CO2. Il répond même, avec 4 modèles lancés* cette année, à l’effort consenti par Renault pour se doter d’une gamme de 4 véhicules dans un autre type d’énergie, le 100 % électrique. Le choix de l’hybride diesel n’est pas exclusif à PSA, puisque Volvo va lancer un break utilisant cette technologie (le V60 D6 qui sera rechargeable) et que Mercedes va sortir aussi une Mercedes Classe E associant l’électricité et le gazole. Le français est par contre le seul – pour le moment – à proposer une architecture qui permet d’avoir les 4 roues motrices, grâce à un moteur électrique monté sur l’essieu arrière. Il peut aussi faire évoluer son système pour l’adapter si besoin au moteur à essence.

Les ingrédients de la technologie Hybrid4 sont connus : un moteur 2 L HDI avec filtre à particules de 163 ch, un moteur électrique de 37 ch à l’arrière et le système e-HDI de coupure automatique du moteur, le tout relié à une boîte pilotée à 6 vitesses.

Voici les composants sur la 508 RXH :

On obtient ainsi une puissance cumulée de 200 ch, un boost à l’accélération (mode sport) et un mode tout électrique qui permet de rouler pendant 3 à 4 km en fonction de l’état de charge de la batterie. Voici une vidéo qui récapitule les différents modes disponibles sur l’Hybrid4 :

Sur les 4 modèles déployés cette année, ces composants sont associés à une batterie NiMH (nickel métal hydrure), dont la technologie est éprouvée et présente aussi l’avantage d’être moins chère, à défaut d’être la plus performante. Mais, cela va évoluer d’ici un an.

Dans le cadre de son association avec BMW (les groupes ont créé une joint venture baptisée BMW Peugeot Citroën Electrication), PSA va en effet passer à la batterie lithium-ion, tout en ajoutant la fonction rechargeable à l’hybride. La solution est actuellement en test. L’idée est de proposer une autonomie limitée à une vingtaine de km (comme sur la Prius plug in), tout en conservant la même architecture. Le groupe pense que cette approche est plus pertinente que celle de GM avec la Chevrolet Volt et l’Opel Ampera. L’hybride rechargeable, déjà acté chez BMW sur la future i8, viendra renforcer l’offre chez PSA. L’architecture devra en conséquence être modifiée, car il faudra un moteur électrique plus performant que celui qui est prévu actuellement.

Il faut bien comprendre que l’architecture Hybrid4 est modulaire. Ce choix, dès l’origine du projet, a permis de pouvoir très vite transférer les composants sur deux plateformes différentes (celle de 3008/DS5 et celle de la 508). Dans l’avenir, il sera possible de jouer sur la batterie et le moteur électrique, mais aussi sur le moteur thermique. Pour certains marchés (par exemple la Chine), PSA pourra par exemple remplacer le HDI par un moteur à essence. Il pourra aussi intégrer en cours de route une boîte à double embrayage (pour le moment inexistante), qui serait du meilleur effet sur l’Hybrid4. La priorité est l’hybride diesel, avec un déploiement qui pourrait concerner à terme des véhicules plus compacts. Mais, d’autres options sont également sur la table.

*3008, 508 RXH et 508 Hybrid4 chez Peugeot, DS5 Hybrid4 chez Citroën

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